
Pour trouver des idées de contenu à volonté, arrête de chercher des idées et commence à ramasser des questions. Chaque question qu’un client te pose est un sujet déjà validé : quelqu’un voulait vraiment la réponse. Avec cinq sujets et cinq angles, tu obtiens vingt-cinq idées en une demi-heure. Reste à savoir où ramasser les questions, et la meilleure cachette est sous ton nez.
L’inspiration n’est pas une matière première
Si tu attends d’être inspiré pour publier, tu publies quand ça va bien, quand tu as du temps et quand la lune est dans le bon signe. Autrement dit, pas souvent. Le problème, ce n’est pas toi. C’est que tu comptes sur une ressource qui ne se commande pas.
Une usine ne fonctionne pas comme ça. Elle reçoit de la matière, elle la transforme et elle expédie, que le contremaître soit inspiré ou non. Bienvenue à l’usine à idées. Elle compte quatre postes de travail, et tu peux tous les occuper toi-même en moins d’une heure par semaine.
Poste 1 : la matière première, c’est ce qu’on te demande déjà
La cachette sous ton nez, c’est ton dossier d’emails envoyés. Chaque fois que tu as écrit trois paragraphes pour expliquer quelque chose à un client, tu as rédigé un brouillon de contenu sans le savoir. La question était vraie, la réponse était claire, et une seule personne l’a lue. Quel gaspillage.
Il y a trois autres sources du même genre :
- Les questions avant l’achat. « Ça prend combien de temps? » « C’est quoi la différence avec l’autre forfait? » Tout ce qu’on te demande avant de dire oui.
- Les erreurs que tu vois tout le temps. Celles qui te font soupirer quand un nouveau client t’ouvre son dossier.
- Tes désaccords. Le conseil que tout le monde répète dans ton industrie et que tu trouves mauvais. Une opinion bien expliquée, c’est du contenu que personne d’autre ne peut écrire à ta place.
Prends quinze minutes, fouille ces quatre sources et note chaque question telle quelle, dans les mots de la personne. Ne trie rien. À ce poste-ci, on décharge le camion, c’est tout.
Poste 2 : la chaîne de montage, cinq angles par sujet
Regroupe maintenant tes questions en cinq grands sujets. Ce sont tes cinq piliers, les thèmes sur lesquels tu veux être connu. Ensuite, chaque sujet passe par les cinq mêmes angles.
- Le comment. La marche à suivre, étape par étape.
- L’erreur. Ce qu’il ne faut pas faire, et pourquoi.
- Le mythe. La croyance répandue que tu viens corriger.
- La coulisse. Comment ça se passe pour vrai chez toi : un exemple, une journée, un cas.
- La liste. L’aide-mémoire à garder sous la main.
Prenons un paysagiste, et un de ses sujets : la pelouse au printemps. Ça donne « Comment réparer une pelouse après l’hiver », « L’erreur qui abîme ta pelouse dès le mois de mai », « Le mythe du gazon parfait en deux semaines », « Une journée de printemps dans mon camion » et « La liste des choses à faire avant la première tonte ».
Un sujet, cinq contenus. Cinq sujets, vingt-cinq contenus. À une publication par semaine, tu viens de remplir presque six mois de calendrier, et tu n’as pas encore eu besoin d’être inspiré.
Poste 3 : pense dehors
La boîte, c’est ton industrie. Tout le monde y lit les mêmes blogues, suit les mêmes comptes et finit par publier les mêmes choses avec les mêmes photos. Pour sortir du lot, garde ton sujet et va emprunter une forme ailleurs.
Présente ta méthode comme une recette, avec les ingrédients, les étapes et le temps de cuisson. Fais le bulletin météo de ton marché pour la saison qui vient. Écris la critique, façon cinéma, d’une erreur classique (« un scénario prévisible, une fin décevante »). Rédige une lettre à la personne que tu étais à ta première année en affaires.
Le sujet reste sérieux, c’est l’emballage qui surprend. Et un contenu qui surprend, on le lit jusqu’au bout, puis on s’en souvient. Notre paysagiste pourrait publier « La recette d’une pelouse qui survit à un été de canicule ». Avoue que tu cliquerais (et tu n’as même pas de terrain).
Poste 4 : le contrôle de qualité en trois questions
Toutes les idées ne méritent pas de sortir de l’usine. Avant d’en développer une, pose-lui trois questions :
- Est-ce que ça répond à une vraie question? Une question que quelqu’un t’a posée, pas une que tu aimerais qu’on te pose.
- Est-ce que j’y mets mon grain de sel? Un exemple à toi, une opinion, une façon de faire. Sinon, n’importe qui aurait pu l’écrire.
- Est-ce que ça rapproche la personne de ce que je vends? Pas besoin de vendre dans chaque texte. Mais si ton contenu attire des gens qui n’auront jamais besoin de toi, tu travailles pour la galerie.
Trois oui, tu la produis. Deux oui, tu la retravailles. Un seul, elle retourne à l’entrepôt, sans rancune.
Trouver des idées de contenu, c’est aussi savoir où les ranger
Une idée qui n’est pas notée est une idée perdue. Elle arrive dans l’auto, sous la douche ou au milieu d’un appel, puis elle disparaît à la première notification.
Ouvre une seule note dans ton cellulaire et appelle-la « Entrepôt ». Une seule, pas trois applications et un carnet. Quand une question passe, tu la captures en dix secondes, brute, sans la polir.
Puis donne-toi un rendez-vous fixe de vingt minutes par semaine. Tu vides l’entrepôt, tu passes les nouvelles questions sur la chaîne de montage et tu choisis ce que tu publies. Tu ne pars plus jamais d’une page blanche, et c’est ça, la vraie différence entre quelqu’un qui publie régulièrement et quelqu’un qui « devrait s’y remettre ».
Au moment d’écrire, deux outils du Tool Kit peuvent t’aider. Le compteur de mots et de caractères te dit si ton texte entre dans le format du réseau où tu publies. Et si tu hésites entre deux idées, laisse le hasard trancher : les deux sont déjà passées par le contrôle de qualité.
Fais le premier quart de travail tout de suite. Ouvre tes emails envoyés, trouve trois réponses un peu longues que tu as écrites à des clients et copie les trois questions dans ta note « Entrepôt ». Tu viens de trouver tes trois prochains contenus. Pour le reste de la visite, l’atelier est ouvert derrière la porte Mindset & créativité, et d’autres méthodes t’attendent dans le blogue. Tu veux qu’on te livre de la matière première régulièrement? Entre au club Wep!
Deviens membre du club Wep!
La suite de l'article t'attend, et c'est gratuit. Ton courriel, une seule fois : après, le site te reconnaît et tu lis, écoutes et regardes tout. Wep!, comme Web Entrepreneur Prospère.